La mort du Môme de Sébastien Kheroufi
Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris
Sébastien Kheroufi texte et mise en scène
Louise Kretzschmar assistanat
Félix Dutilloy-Liégeois collaboration à la dramaturgie
Nacera Belaza regard chorégraphique
Benjamin Lebreton scénographie
Marie-Christine Soma et Diane Guérin lumières
Isabelle Flosi costumes
Carmen Buisson masque
Amine Adjina
Oulaya Amamra
Élodie Bouchez
Lou-Adriana Bouziouane
Casey
Ulysse Dutilloy-Liégeois
Benjamin Grangier
Reda Kateb
Avec la collaboration d’un chœur d’habitants et d’habitantes
Depuis le réfectoire d’un foyer Emmaüs, là où à 17 ans, il a retrouvé son père mort, Sébastien Kheroufi remonte le fil d’une histoire intime et sociale. Entre mémoire familiale, héritage et identité fragmentée, La mort du Môme interroge ce que la société prend et ce que les vivants laissent derrière eux. « Enterrez-moi où j’aurai vécu. » Voici les dernières volontés du Père. Une phrase en testament. Une nuit en héritage qui déchirera la famille, la société, et le corps du Môme.
Dernier chapitre d’un triptyque entamé avec Antigone en 2023 et poursuivi avec Par les villages en 2024, ce premier texte de Sébastien Kheroufi prolonge une exploration de la tragédie dans une radicalité contemporaine, avec l’ambition d’ouvrir cet héritage en rendant hommage aux « corps du nulle part », à ceux des exilé·es, des immigré·es, des invisibles. Pour Sébastien Kheroufi, l’identité se construit dans l’entre-deux : entre la France et l’Algérie, entre les foyers parisiens d’Emmaüs et les bancs des écoles supérieures d’art dramatique. En filigrane apparaît la disparition du Môme : ce moment de bascule où l’enfance s’efface sans que l’avenir ne soit encore dessiné. Surgit alors ce qui a été perdu, ce qui a été enfoui, et ce que certain·es continuent, malgré tout, de chercher
